Evolution de la Médecine dans l'Histoire

D'Apollon à Galien : la médecine grecque

 Au II eme millénaire avant Jésus- Christ il y avait déjà des actes médicaux. Mais la médecine moderne existait déjà chez les grecs avant.

Les Grecs anciens avaient des dieux et demi-dieux capables de guérir ou au contraire de provoquer des maladies comme par exemple Jupiter ou encore le dieu de la médecine Esculape puis la déesse de la santé Hygie (ou Hygieïa) et Panacée (" celle qui guérit tout ").

 On attribue souvent à Hippocrate l'origine de la médecine en Occident c'est-à-dire une médecine dissociée de la magie. Mais bien avant     lui et dès le sixième siècle avant J-C, des savants poseront les bases de la médecine des siècles à venir : ce sont les philosophes       naturalistes. Ils seront les premiers à dissocier la médecine de la magie. Sa médecine est basée sur les mêmes principes que ceux des   philosophes naturalistes : quatre éléments fondamentaux entrent dans la composition du corps humain (le feu, l'eau, la terre et l'air) sur lesquels se plaquent quatre caractères (le chaud, le froid, le sec et l'humide) et quatre humeurs (le sang, la lymphe ou phlegme, la bile jaune et la bile noire ou l'atrabile).

Le début du troisième siècle avant notre ère est marqué essentiellement par les découvertes des anatomistes d'Alexandrie qui grâce à la   tolérance de leurs compatriotes, peuvent pratiquer la dissection chez l'homme. Ainsi, Hérophile étudie le système nerveux, les méninges et le cerveau, et Erasistrate) le système vasculaire, corrigeant les conclusions d'Aristote. Ces deux anatomistes auront fait faire à leur discipline des progrès considérables. Malheureusement, ils furent peu entendus de leurs confrères, peu confiants envers l'anatomie.

 Celse, au premier siècle de notre ère, est le premier à écrire un ouvrage complet sur la médecine. Il y classe les maladies en trois catégories :

 -celles guéries par un simple régime

-celles guéries par des médicaments 

-celles nécessitant une action chirurgicale.

 

  

La médecine au Moyen-Age :   

Constantinople, la " nouvelle Rome " inaugurée en 330 va être le théâtre de nombreux progrès réalisés en médecine dans la première partie du Moyen-âge.

Alexandre de Tralles écrit Douze livres de médecine où il décrit toutes les maladies, comme par exemple les traumatismes de la tête et les fièvres (notamment l'amibiase). Paul d'Egine (mort en 690) individualise dans son Abrégé de médecine les affections chirurgicales des parties molles et celles des os.Par la suite, les médecins les plus importants appartiendront à l'école de la " médecine arabe ". Et ils commencent par traduire les livres des médecins Grecs ou Byzantins.

 Le début du deuxième millénaire est marqué dans l'Orient arabe par l'établissement de l'enseignement de la médecine dans les hôpitaux.

 La suite du Moyen-âge est essentiellement marquée par la création des Universités.L'enseignement distillé par ces Universités est très dépendant de l'Eglise.

L'Eglise régit également les hôpitaux en cette fin du Moyen-âge.

Peu de médecins se mettent en évidence en cette fin du Moyen-âge. Les progrès les plus importants sont réalisés par les chirurgiens-barbiers qui commencent à pratiquer quelques dissections de cadavres humains.

 

 

La médecine à la Renaissance : 

La Renaissance, qui voit resurgir les goûts artistiques de l'Antiquité, sera l'occasion de perfectionner la représentation du corps humain.  Ce perfectionnement sera notamment permis grâce aux travaux de dissection des anatomistes.

Le plus célèbre de ces anatomistes, Andreas Vésale rédige en 1543 le De humani corporis fabrica, où tout en s'inspirant des auteurs anciens, il expose ses théories et ses découvertes, et propose une première nomenclature anatomique. Toutefois, le poids des traditions l'empêche de s'affranchir de l'enseignement des anciens.       

            

 La médecine au dix-septième siècle : 

Cette période est marquée, en médecine comme ailleurs, par l'avènement de la raison. Les croyances anciennes sont attaquées et les esprits de ce siècle n'accordent foi qu'à ce qui se vérifie, s'analyse et se palpe.

La plus grande découverte de ce siècle est celle de la circulation du sang décrite par Harvey en 1628 dans son ouvrage Exercitatio anatomica de motu cordis et sanguinis in animalibus.  Il décrit avec précision le système vasculaire de l'organisme, rejetant ainsi la notion de " souffle vital ". 

 Le microscope inventé par Antoine van Leuwenhoek  aux Pays-Bas va permettre aux savants du dix-septième siècle de réaliser d'énormes progrès. Leuwenhoek découvre ainsi les capillaires et les bactéries ; puis Marcello Malpighi  décrit pour la première fois chez l'homme les cellules (déjà identifiées  plus tôt par Hooke sur les plantes). Le Danois Sténon  et le Hollandais Reinier de Graaf  identifient les follicules ovariens, puis Leuwenhoek découvre les spermatozoïdes.

 Les premiers journaux publiant des articles médicaux sont créés avec comme par exemple le Journal des savants en 1665 ou encore le Journal des nouvelles découvertes sur toutes les parties de la Médecine en 1679.

 

La médecine au dix-huitième siècle :

La médecine du dix-huitième siècle est marquée par l'avènement d'un grand nombre d'écoles de pensée. Comme par exemple « l'âme sensible » par Georges sthal

Les " pharmaciens " remplacent les " apothicaires " et, si les médecins du dix-huitième siècle sont riches et érudits pour la plupart, ce siècle est marqué par la réhabilitation des chirurgiens français qui peuvent devenir docteurs et pour qui Louis XV crée l'Académie Royale de Chirurgie en 1731.

En revanche, les hôpitaux sont, selon un rapport de Jacques Ténon en 1788, dans un triste état et ils servent toujours plus de refuges que de lieux de soins, mis à part dans l'armée et la marine.

La médecine sous la Révolution et l'Empire:

De nombreux médecins français vont s'illustrer durant la révolution et l’empire.

Comme François-Xavier Bichat qui écrit de nombreux ouvrages ou il parle notamment des différentes " membranes " (tissus) et de leur rôle respectif. Mais il y aussi Philippe Pinel qui est un aliéniste et qui crée la première école de psychiatrie en France.

 Cette époque est marquée par une supériorité française sur le reste de l'Europe, sur un point militaire et scientifique. On doit citer toutefois l'Allemand Christian Samuel Hahnemann (1755-1843) qui crée l'homéopathie après avoir observé sur lui-même une fièvre après un contact avec de la teinture de quinquina, habituel remède de l'hyperthermie. Il en déduit en 1796 sa " loi de la similitude ", arguant que les maladies doivent être traitées par des produits donnant les mêmes symptômes que la maladie elle-même, à doses infinitésimales, puisque l'effet bénéfique vient de la répétition de l'administration de la substance plus que de sa quantité.

 






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